Escobar : portrait sauvage

Je suis une grande passionnée de l’Amérique du Sud. J’aime beaucoup l’histoire de ce Nouveau Monde, aussi dure, complexe et tragique soit elle.

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Pablo Escobar fait partie de l’histoire de ce continent, car il a déclenché des événements inédits d’une ampleur jamais vue auparavant et qu’on ne reverra (a priori) jamais non plus.
Contrairement à beaucoup, je n’ai jamais regardé la série Narcos, donc je ne connais pas en détails la vie d’Escobar, et j’étais donc ravie de voir Javier Bardem incarner ce monstre du crime organisé, et tenter de sculpter un pays, voire même un continent, selon son idéal. Retour donc sur ce film, et sur ce qu’on boirait bien avec !

Le film commence quand Pablo Escobar commence à être très très riche, au moment où il commence à inviter tout le beau monde dans sa grande villa colombienne : tous se demandent d’où vient son argent, et comment il a pu devenir aussi riche, aussi vite, en partant de rien.
Le film suit son désir de reconnaissance de la part du gouvernement Colombien, son aventure avec Virginia Vallejo (Penelope Cruz), ses provocations répétées faites au Gouvernement Nord-Américain et sa vie de famille. J’imagine qu’après tous les films déjà réalisés et la série Narcos, toutes ces étapes résumées en quelques heures doivent sembler un peu fades, mais pour la néophyte que je suis en la matière, j’ai trouvé le film fort et bien réalisé, du début à la fin. Javier Bardem incarne un Escobar bedonnant, à l’oeil vitreux, qui se rapproche vraiment de l’idée qu’on pouvait en avoir. Homme de pouvoir et de rêves, fou et passionné, le portrait qui est fait d’Escobar est plutôt vraisemblable, mais n’apporte rien de nouveau à ce que l’on imaginait déjà de cet homme. Un bon film donc, prenant, émouvant et très bien interprété et réalisé, mais le sujet Escobar s’épuise quand même légèrement.

En tous cas, le film donne soif : tout le monde boit, beaucoup, il fait chaud, et donc il faut boire. catenamalbec
Le caractère d’Escobar, impulsif et puissant, mérite un vin qui le sera tout autant. Le Malbec argentin s’y prête très bien : entrée explosive et corps très charpenté, du pur Escobar. Je pense particulièrement à la cuvée Malbec 2016 de la Bodega Catena Zapata, une des plus grandes exploitations du pays, qui saura vous accompagner au contact de ce personnage haut en couleurs.

C.

 

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