Senses 1 & 2 : le trouble japonais

Le hasard et mon amour pour le Japon m’ont poussée à voir ces deux volets assez courts, qui composent Senses 1&2, et en font un film qui est pour sa part, assez long (2h20). Le temps passe pourtant de manière assez rapide, tout en s’écoulant lentement.

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En ressort une sensation particulièrement agréable et relaxante. On voit glisser les images, les émotions et les histoires des personnages à l’écran, on ne comprend pas toujours tout en détails, on est parfois surpris ou gêné de rentrer aussi explicitement dans le mode de pensée japonais, et on tombe sur une fin assez abrupte qui couronne un film, très réussi dans son ensemble.

 

Senses est une jolie fresque sur la vie de 4 femmes japonaises,qui vivent à Kobe. Elles sont amies depuis plus ou moins longtemps au sein du groupe, et ont des rôles différents au sein de la société japonaise : une mère au foyer (Sakurako), une femme au foyer (Jun), une infirmière (Hinako) et la dernière travaille dans l’art participatif un peu underground (Fumi). Elles ont donc des préoccupations et des vies bien occupées, que l’on découvre au fur et à mesure du film, qui s’articule surtout autour du divorce de Jun. Son mari ne veut en effet pas la laisser partir bien qu’elle l’ait trompé, ce qui provoque des réactions différentes parmi ses amies, qui ont toutes une vision du couple qui leur est propre.

Je ne sais pas si vous avez déjà assisté à une conversation entre des japonais, mais c’est vraiment très spécial : il en ressort une délicatesse et une peur de déranger qui sont à la fois perturbantes et fascinantes. Je n’en dirai pas plus, je pense qu’il faut voir ce film pour mieux comprendre les différents enjeux de la culture et de la société japonaise.
La suite du film (Senses 3&4) est également en salles en ce moment, pour ceux que ça intéresseraient !

espiraJe n’ai pas hésité longtemps avant de trouver un vin qui s’accorderait avec ce film : L’Espira, un magnifique blanc des Pouilles, qui m’a beaucoup marqué par ses arômes de fleurs et de bois assez marqués pour un vin blanc, le Fiano étant un cépage relativement inconnu, ici magnifié par la maison Vaglio Massa. Très belle découverte de ce vin, qui accompagnera bien les vies, à la fois calmes et complexes de ces femmes, tout en vous faisant voyager, au delà de bien des frontières.

 

 

C.

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