L’homme qui tua Don Quichotte : loufouque & touchant

Quel joli mystère que ce titre. Au premier abord, L’homme qui tua Don Quichotte intrigue, et va même jusqu’à déconcerter, car on ne comprend pas vraiment de quoi il va s’agir : une comédie ? un film historique ? une adaptation du roman ? un meurtre ?
Au final, c’est un peu tout ça à la fois, sans qu’aucun genre ne permette réellement de définir ce film à son juste titre, car il est d’une richesse que l’on retrouve rarement à l’écran, subtile et émouvant.téléchargement

Le titre en dit assez long sur ce qu’il se passe dans le film : c’est l’histoire de l’homme qui a tué Don Quichotte. Ce qu’il reste à comprendre de tout cela, c’est le contexte de cette mort, et de quel Don Quichotte il s’agit. Il ne s’agit bien évidemment pas concrètement du personnage du roman de Cervantes, car celui-ci ne peut mourir et ne mourra jamais. Il est pour toujours inscrit dans les pages des livres qui content ses aventures.
En revanche, c’est bel et bien de lui dont on entendra parler pendant tout le film, notamment grace à une splendide et complexe mise en abime. Je m’explique.
Nous suivons le tournage d’une adaptation de Don Quichotte, par un jeune réalisateur nord-américain, Toby, coqueluche du monde des médias et de la publicité, qui revient à ses premiers amours en adaptant au cinéma, pour la deuxième fois, le roman de Cervantes. Il replonge donc dans son passé et dans sa première adaptation du roman, qu’il avait voulu très réaliste, c’est pourquoi il avait été tourner en Espagne, dans un petit village de La Mancha, en prenant pour acteurs les habitants du village. Il y avait trouvé tous ses personnages. Il y revient une dizaine d’années plus tard, et le bon cordonnier qui interprétait Don Quichotte n’a pas réussi à décrocher du rôle et reste persuadé qu’il est encore et toujours Don Quichotte en personne.

chateau-les-hauts-de-caillevel-les-terres-chaudes-cotes-de-bergerac-france-10385880Dans sa folie, il pense que Toby est son bon vieil écuyer, le célèbre Sancho. Les deux hommes vont alors partir ensemble contre le gré de Toby, et aller de mésaventures en mésaventures, dans les décors et les situations les plus merveilleuses et improbables que l’on puisse imaginer. Un très bel hommage à Cervantes, à Don Quichotte, et à la littérature du Siècle d’Or espagnol, qui est à l’image de ce film : trop, mais absolument splendide.

La remise en situation dans l’époque du Moyen-Age impose une boisson classique : le vin. Pas n’importe lequel non plus, pour rester dans cet esprit traditionnel, je pense à la cuvée 2009 Les Terres chaudes du Château Les Hauts de Caillevel, dans les Côtes de Bergerac. Ce vin incarne parfaitement ce qu’on attend d’un Bordeaux, sur le fruit, avec du bois et des arômes évolués et complexes. Un bon vin stable et sûr pour accompagner ce film qui part relativement dans tous les sens, sans pour autant jamais perdre de vue l’essence de Don Quichotte.

C.

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